L’activité physique pour booster notre système immunitaire?

OUI…..MAIS….

La pratique d’une activité physique et sportive (APS) est en hausse constante dans la société. Pas étonnant, lorsqu’on connaît les rôles importants que jouent ces activités sur la santé. Citons par exemple la gestion du poids, le ralentissement du vieillissement, l’amélioration des fonctions cardio-respiratoires, la diminution du stress, la hausse de qualité du sommeil, etc. Mais qu’en est-il de leur impact sur le système immunitaire?

Qu’est ce que le système immunitaire?

Le système immunitaire correspond à l’ensemble des mécanismes de défenses de l’organisme. Il en existe deux types : innée et acquise. On appelle réponse immunitaire le déclenchement du système immunitaire face à une maladie.

Etude 1: Il y a une dizaine d’années, à l’université de Copenhague, le Pr Bente Klarlund Pedersen et son équipe de recherche ont invité des hommes jeunes et en bonne santé qui faisaient environ 10. 000 pas par jour à faire l’inverse, c’est-à-dire à réduire leur activité pour ne plus en faire que 1 500 par jour.

Deux semaines de cette sédentarité expérimentale ont suffi pour voir leur tolérance au glucose et aux lipides s’effondrer. Plus spectaculaire encore, bien qu’ils n’aient pas pris de poids, leurs organes abdominaux se sont recouverts de graisse (obésité viscérale, + 7 %).

Etude 2: 5 ans plus tard, l’équipe danoise du Pr Pedersen (Centre sur l’inflammation et le métabolisme) montrait cette fois que, du moment qu’ils faisaient au moins 10.000 pas par jour, des hommes jeunes pouvaient se permettre d’avaler plus de 2.000 calories par jour sans déclencher ces effets métaboliques délétères ».
« Notamment sans provoquer l’apparition d’une obésité viscérale qui fait le lit de l’inflammation de l’organisme (méta-inflammation) avec des conséquences négatives sur le système immunitaire »,

Par ces différentes études, le Pr Pedersen a voulu comprendre par quel mécanisme l’exercice physique pouvait réguler le système immunitaire. L’interleukine-6 permettrait cette régulation et cette dernière est produite par le muscle à l’effort ».

Et dans tous ça…quelle activité pratiquer?

Impossible de répondre à cette question en une seule phrase. Les effets des APS varient énormément selon la fréquence, la qualité et le type de l’activité pratiquée par un individu.

L’exercice d’intensité « modérée » : A pour effet de stimuler le système immunitaire. En améliorant la circulation sanguine, l’exercice permet aux diverses substances du système immunitaire de circuler plus efficacement dans le corps. Cet effet positif semble d’ailleurs continuer à se faire sentir pendant quelques jours après l’exercice. De ce fait il est plutôt rare de voir une personne physiquement active subir une infection des voies respiratoires supérieures (IVRS), comme des maux de gorge, un rhume ou une sinusite, en raison de cet effet immunoprotecteur.

L’exercice d’intensité « élevée et très élevée »: Inversement, la pratique d’activités épuisantes semble altérer temporairement nos défenses immunitaires. Toute personne ayant un entraînement physique intensif court un plus grand risque d’activer la libération d’hormones de stress (cortisol, endorphines, etc.) dans son organisme. Ce stress répété mène à ce que les scientifiques aiment appeler « une fenêtre ouverte ». Il d’agit d’une période d’un à trois jours durant laquelle le système de défense est vulnérable aux IVRS.

Modèle en forme de J de la relation entre les différentes quantités d’exercice et le risque d’infection des voies respiratoires supérieures (IVRS) illustrée par le Dr KOULMANN

On peut en déduire qu’un entraînement régulier et modéré améliore la fonction immunitaire. Au contraire, les sujets sédentaires ou soumis à un entraînement trop intensif présentent des risques accrus d’infection.

Le mot de la fin ?

Indéniablement la pratique d’activités physiques et sportives procure des bienfaits pour le système immunitaire. La règle d’or pour éviter de l’affecter? La modération. Limitez-vous à soixante minutes d’activité physique par jour pour éviter d’augmenter les stress que l’activité fait subir à votre système de défense.

Attention il ne faut pas oublier que la force du système immunitaire dépend aussi d’autres facteurs tels qu’une alimentation saine par exemple. C’est en combinant l’hygiène physique et l’hygiène alimentaire que vous aurez les meilleurs résultats possibles.

Sources: – www.brunet.ca / www.valdemarne.fr / www.rhumasport.org

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